Crédit immobilier et rachat de crédits : taux de défaut…
La majorité des banques occidentales font face à une remontée plutôt inquiétante du risque de crédit mais en France, les taux de défaut des crédits immobiliers restent bas.
Les taux de défaut des crédits immobiliers sont cependant moins élevés que les taux de défaut des crédits à la consommation et aux petites entreprises.
Les crédits immobiliers, y compris ceux qui servent aux opérations de rachat de crédits représentaient 85% des encours aux particuliers en 2007, ont généré à peine 8,3% des pertes en Europe.
Ce sont les crédits à la consommation, qui peuvent également servir aux formules de rachat de crédits (prêts personnels), qui ont eu les pertes les plus élevées.
Il est vrai que les établissements prêteurs réalisent une analyse plus profonde du risque pour les crédits immobiliers que pour les crédits à la consommation.
De plus, en France, les banques octroient les prêts en fonction des capacités de remboursement des particuliers et non en fonction de la valeur du bien acquis.
Dans l’hexagone, les prêts à taux variables sont peu demandés et souvent capés, c’est-à-dire avec un plafond et la durée des prêts excède rarement vingt ans. Les résidences principales sont de surcroit plus facilement financées que les résidences secondaires ou les investissements locatifs.
Ces particularités expliquent sans doute les taux de défaut moins importants.
Les opérations de rachat de crédits se multiplient également en France, ce qui permet à de nombreux emprunteurs de réduire leur taux d’endettement et donc d’honorer plus facilement leurs mensualités.
